Dimanche 14 février, on a fêté la St Valentin

A Lambres, en ce dimanche 14 février, nous avons célébrer la St Valentin avec Guy et Bertrand. C'était un jour bien particulier pour notre cher prêtre et ami Guy. Nous avons eu le bonheur de lui souhaiter un Joyeux Anniversaire.

Merci à Bertrand qui lui a transmis, dans son homélie, notre sincère et profonde amitié. Vous la trouverez ci-dessous :

 

Chers frères et sœurs : aujourd’hui est un beau dimanche et cela pour trois raisons.

La première mais je suppose que personne ne l’a oublié en ces temps où la Covid et ses mutants nous détournent la tête et le cœur des moments heureux, aujourd’hui donc, c’est la Saint Valentin, la fête de celles et ceux qui s’aiment ! La fête des amoureux !

La seconde, c’est un moment important pour celles et ceux qui cheminaient avec Jésus, car Jésus va poser un acte de bonté et de compassion très significatif compte tenu du contexte dans lequel cela va se passer. J’y reviendrais dans quelques instants.

Enfin, la troisième raison qui retient mon attention à cet instant, c’est l’esprit d’amitié et de fraternité. L’esprit d’amitié, de fraternité mais également la reconnaissance à l’égard de notre frère Guy car, aujourd’hui, c’est son Anniversaire et je souhaite que nous lui témoignions notre reconnaissance, notre amitié et notre fraternité pour sa vocation au service du Seigneur dans notre Eglise et Guy est avec nous ce matin !

Frères et sœurs, nous savons désormais combien la présence d’un berger est indispensable pour que vive une paroisse, que soit vivante l’Eglise, afin que la Bonne Nouvelle soit et continue d’être annoncée. Sont savons, combien par leur ministère, les prêtres peuvent nous enseigner leur sagesse et nous témoigner de leur Foi avec générosité et en toute humanité. Nous ne l’oublions pas !

Alors, Guy, je te remercie pour ta Sagesse et cette capacité à Servir, au-delà de tes fatigues, jusqu’à l’épuisement, parfois. Tu es, pour moi, un exemple qui m’inspire et me rend heureux à chacune de nos rencontres. Ces moments qui sont autant de moments de grâce pour celle et ceux qui te rencontrent. Merci infiniment d’être un Bon Berger ! Cher Guy nous te souhaitons un très heureux Anniversaire ! (Applaudissements)

 

Je reviens à ma 1ère raison.

Aujourd’hui est une belle journée par ce que nous fêtions la Saint Valentin. Cette fête a été instituée par le Pape Gélase 1er en l’an 494. Le Pape Gélase décida de prendre Saint Valentin, prêtre martyr comme Saint patron des amoureux et instaure une journée pour lui rendre hommage : le 14 février !

Selon la légende, au début du christianisme alors que toute l'Europe n'est pas encore convertie, l'empereur Claude II le Gothique, n'aimant en rien les chrétiens et voulant interdire le mariage afin que plus d'hommes soient envoyés à la guerre, est informé des consultations de Valentin qui marie les chrétiens en secret. Fâché, il ordonne alors l'arrestation de Valentin et sa décapitation.

Eh oui cher amis, c’est aujourd’hui la Saint Valentin ! Aussi je vous souhaite et je me souhaite également, une belle fête des Amoureux parce que je le suis. Je prie ce matin afin que l’Amour qui nous a unis il y a quelques années, continue d’être solide et ressourcé par l’Amour de notre Seigneur qui est l’Amour absolu et une grande force pour aller jusqu’au dernier souffle de ces mariages que l’on souhaite beaux et se dire et redire encore « OUI » comme au premier jour !

L’Amour ! Qui mieux que Jésus a témoigné de l’Amour qu’Il avait pour les Hommes, tous les hommes, les enfants, les personnes âgées !

Lorsque nous lisons le chapitre premier de l’évangile de Marc, nous remarquons qu’à peine baptisé Jésus, Fils bien-aimé en qui le Père trouve sa joie, se met à l’œuvre ! Il se révèle un thaumaturge puissant, un guérisseur chassant les esprits impurs, en soignant la belle-mère de Pierre par une douce imposition de la main qui chasse la fièvre, il est écrit que  Jésus guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui, il était. Oserais-je dire que Jésus fait son job de Fils de Dieu !

Mais voici qu’« un lépreux vient auprès de Jésus, il le supplie, il tombe même à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. »

Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié.

 

Vous imaginez la scène : Jésus sans masque, sans s’être hydro alcoolisé, ni attesté qu’il n’est pas positif, touche un lépreux.

Vous n’êtes pas sans savoir qu’à l’époque de Jésus, la lèpre était une source de répulsion et même de terreur. Pour les Juifs et la Loi, le lépreux était un pécheur, interdit d’entrer dans les synagogues.

Or, voici, que cet homme a bravé l’interdit qui l’excluait de la communauté et ne lui permettait aucun contact avec qui que ce soit et surtout de ne plus entrer dans les lieux de prières. Mais une force le saisi et le conduit vers Jésus. Pourquoi cette témérité, voir cette folie ? Il risque le tout pour le tout !!

Ce qui l’a décidé à enfreindre cette loi très stricte, c’est qu’il est malheureux et n’a qu’une espérance, une dernière chance : c’est la bonté de celui dont il a entendu qu’Il a déjà fait tant de merveilles...beaucoup en si peu de temps de sa vie dite publique. Alors il compte sur sa puissance : « Si tu le veux, Tu peux me guérir. »

Combien auraient fui ou appeler la garde afin de le chasser : « il complètement malade celui-là ! »  Oui mais pas Jésus. Car Jésus a pitié de cet homme, comme il a pitié de tout homme qui vit hors de la communauté des enfants de Dieu.

Jésus Lui, étend la main et touche le lépreux qui est guéri au moment même de ce geste. Jésus ne craint ni l’impureté, ni la contagion. Il sait qu’Il est la guérison, Il est le « Vaccin » qui sauve. Son pouvoir vient d’ailleurs, même s’il n’est pas d’une autre humanité que la nôtre et donc il fait des gestes simples : toucher, et sans autre parole que « Je le veux, sois purifié. » Jésus ne fait pas de longues incantations comme le font tant et tant de charlatans, de sorciers ou de chamanes.

Lui, il sait qu’il ne peut être souillé par cette lèpre comme il n’est pas souillé par le péché. Jésus, est la Vie qui ne peut craindre la corruption.

D’une certaine manière, il anticipe sa résurrection par cette guérison qui rend pleine vie à celui qui est venu lui demander de vivre comme tous les autres et au milieu d’eux. Ici saint Marc ne mentionne aucun questionnement de la part de ceux qui sont présents, alors qu’en d’autres circonstances, ils murmurent ou pensent : « Qui est-il ? D’où cette autorité ? Quel est ce discours, et ces attitudes nouvelles ?»

En faisant cette guérison, Jésus ne veut pas se mettre ni hors de la loi, ni au-dessus d’elle, ce n’est pas son intention, pas de provocation. Il demande à celui qu’il vient de guérir  d’un ton sans réplique, et non pas sévère, mais un ton qui souligne que Jésus a bien conscience des risques qu’Il prend par rapport aux autorités religieuses,  Il ordonne même, au lépreux qu’il accomplisse les exigences en allant se montrer aux prêtres. Il est nécessaire, en effet, que soit constaté la pureté retrouvée et qu’ainsi, cette attestation devienne un témoignage sans contestation ultérieure de son retour à la pureté retrouvée et j’insiste sur cette situation qui n’est pas nouvelle car cet homme, avant la maladie, était pur.

Il nous faut comprendre, ce matin, le sens des termes grecs que Marc emploie.

« La lèpre s’est éloignée », (Marc 1. 42) comme une réalité extérieure à cet homme. Il ne devient pas autre, il redevient lui-même. Il est purifié. Il en va de même pour nous tous. Quand nous nous retirons du péché, nous redevenons pleinement ce que nous étions et ce que sommes à nouveau : purs !

Puis Jésus lui demande de partir. S’il a retrouvé son intégrité personnelle, le lépreux ne doit pas rester là à se réjouir de lui-même, à passer des heures à faire des commentaires, enthousiaste et trop egocentrique (Marc 1. 45) Jésus lui demande de s’éloigner, car il doit d’abord et sans attendre, réintégrer la communauté.

Jésus si tu le veux, tu le peux !

Frères et sœurs ne restons pas bouche bée devant la puissance de Jésus mais à l’instar de ce lépreux, osons nous tourner vers celui « qui le veux » même si notre Foi est grosse comme un grain de moutarde !

Jésus le pourra si nous le voulons ! Le vouloir c’est déjà le début du miracle sans oublier que ce Fils n’est pas un distributeur de miracles. Non Jésus est bien plus que cela ! J’ai appris un jour que Dieu aime à avoir besoin de nous, mais aussitôt il m’a été donné de comprendre que Dieu doit pouvoir également pouvoir compter sur nous à son tour, mais non pas comme un donnant donnant, non !

Retrouvons la santé pour proclamer la Gloire de Dieu et travailler au Salut du Monde !

Chers frères et sœurs, comme ce lépreux, faisons le premier pas, ce premier pas d’Amour, alors Jésus vous dira les paroles, ces mots qui nous concernent personnellement, aussi indignes que nous pensons être, Il dira seulement une parole et nous serons guéris ! Il dira : « Je le veux soit guéri !

 

Alors oui mes amis ! Vive L’Amour, vive l’Amitié, vive la bonté et la bienveillance…belle journée de Saint Valentin !  Amen !

Article publié par Philippe BRILLON • Publié le Mardi 16 février 2021 • 59 visites

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