Ce dimanche 3 janvier, Justin et Guy, nos prêtres, ont célébré la messe de l'Epiphanie à l'église du Raquet. Nous vous proposons une réflexion sur cette fête ainsi qu'un extrait de l'homélie de l'abbé Justin.

Fête de l'Epiphanie dans la paroisse

Nous sommes venus d’Orient adorer le roi (Mt 2, 1-12)
"Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant.
Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie.
Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui.
Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe."

En cette fête de l'Épiphanie, nos pensées vont vers Paul. C'est à son initiative que depuis 2 ans nous célébrions l’Epiphanie, manifestation du Sauveur à l’humanité toute entière, en organisant une « fête des nations ». Cette année, son départ vers le Seigneur et les mesures de confinement nous amènent à reporter cette fête qui rassemblait bien au-delà de notre paroisse et des visages habituels. Nous espérons qu'au printemps, nous pourrons la vivre pleinement.

Pourtant notre coeur reste en fête car l’Enfant de Noël a réveillé notre foi, il nous a donné sa joie et sa paix.

Aujourd’hui, à l’exemple de l’Enfant-Roi qui s’offre à TOUS, osons nous libérer de nos attitudes d’exclusions et de nos barrières, joignons-nous à tous les peuples, à toutes les cultures et cherchons ensemble l'Etoile du Seigneur, car le chemin vers lui est toujours à refaire…




Extrait de l'homélie de Justin :

Aujourd’hui nous vivons une fête aux dimensions de Noël, c’est encore Noël aujourd’hui, mais elle est d’un autre ordre. Tant Noël touche à l’affectif, à la chaleur humaine, l’Épiphanie se rapporte à la raison, à la foi du cœur. D’ailleurs chez nos frères orthodoxes, c’est aujourd’hui qu’ils fêtent Noël, la nativité de Jésus et sa manifestation au monde. La liturgie nous invite à imiter les Rois Mages en suivant l’étoile qui fait rencontrer la Lumière : le Christ Jésus....

Les Rois Mages sont l’image de chacun de nous aujourd’hui, à bout de souffle, après les fêtes de fin d’années et la Covid 19 à affronter. Les Mages ont reçu une grâce unique. Leurs yeux pouvaient reconnaître l’étoile de l’enfant Roi. Parmi des millions, une. Combien d’étoiles brillent mais n’indiquent pas le vrai chemin vers le Christ. Combien d’étoiles sont devant nos yeux, pour marquer des horoscopes et des chemins illusoires ! Mais parmi tant d’autres, il en est une qui brille d’une manière différente. C’est la Parole, la lumière du Verbe qui se fait chair.

Jésus ne vient pas dans le monde comme un roi. Il ne naît pas dans un château, il ne naît pas dans la richesse et avec un nom qui à lui seul, lui donnerait reconnaissance et pouvoir. Il vient dans la pauvreté, dans une étable et son pouvoir il ne le tient pas de son nom « humain », mais de Dieu.

Les rois mages, qui ont suivi son étoile ont bien compris que quelque chose de spécial avait lieu et ils ne sont pas plus étonnés que cela lorsqu’ils voient l’enfant dans la crèche. Ils savent voir au-delà des apparences. Tout puissants et savants qu’ils puissent être ils se prosternent devant ce bébé, en lui offrant ce qu’ils ont de plus beau.

Mais chaque être humain est, dans un certain sens, Epiphanie de Dieu. Dieu a décidé de se révéler en se « cachant » dans chaque homme. Cet écrivain anonyme nous le rappelle et nous invite à chercher et trouver des restes du visage de Dieu dans le visage des frères :


« Il était une fois un moine appelé Epiphane. Un jour il découvrit un don qu’il ne pensait pas posséder : il savait peindre de belles icones. Il voulait absolument peindre le visage de Jésus. Mais où trouver un modèle qui exprime, à la fois, la souffrance et la joie, la mort et la résurrection, la divinité et l’humanité. Epiphane se mit alors en voyage. Il parcourut la France, l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne, examinant chaque visage. Rien : le visage qui pouvait représenter le Christ n’existait pas. Fatigué, il s’endormit en répétant les paroles du psaume : « Je cherche ton visage, Seigneur, montre-moi ton visage ! ». Il fit un rêve. Un Ange lui apparut, il le ramena auprès des personnes rencontrées et pour chaque personne il lui indiqua un détail qui rendait ce visage semblable à celui de Jésus : la joie d’un amoureux, l’innocence d’un enfant, la force d’un paysan, la souffrance d’un malade, la peur d’un condamné, la tendresse d’une mère, la consternation d’un orphelin, l’espoir d’un jeune, la joie d’un clown, la miséricorde d’un confesseur, le mystère du visage bandé d’un lépreux.

Et alors, Epiphane comprit et retourna dans son couvent. Il se mit au travail et l’icône fut prête en peu de temps et la présenta à son abbé. Celui-ci fut surpris : elle était merveilleuse. Il voulut savoir qui était le modèle dont il s’était servi parce qu’il désirait la montrer aux autres artistes du monastère. Le moine ne répondit « personne, père, ne m’a servi de modèle, parce que personne n’est comme le Christ mais le Christ est semblable à tous. Tu ne trouves pas le Christ dans le visage d’un seul homme, mais tu trouves des fragments du visage du Christ en chaque homme. »


Nous sommes appelés à reconnaitre le Messie en cet enfant, tout fragile, tout pauvre. Il nous appelle à dépasser les apparences pour devenir nous aussi, de véritables adorateurs du Dieu Vivant. Nous sommes aussi appelés à reconnaitre la puissance de Dieu dans tous ceux qui nous entourent, et particulièrement en ceux dont l’apparence ou les origines ne nous attirent pas.

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Article publié par Philippe BRILLON • Publié Lundi 04 janvier 2021 • 235 visites

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